ComparerCrédits

Simulateur de Crédit Immobilier

Calculez vos mensualités et visualisez votre amortissement

Comment fonctionne ce simulateur ?

Formule de calcul de la mensualité

Notre simulateur utilise la formule actuarielle standard des prêts amortissables à mensualités constantes, identique à celle employée par les banques françaises : M = C × [r / (1 − (1 + r)^−n)], où M est la mensualité hors assurance, C le capital emprunté (prix − apport), r le taux mensuel (taux annuel ÷ 12) et n le nombre total de mensualités. L'assurance emprunteur est calculée séparément sur le capital initial et ajoutée à la mensualité pour obtenir la charge mensuelle totale. Cette méthode est celle imposée par la réglementation française pour tous les crédits immobiliers.

Tableau d'amortissement mois par mois

Le tableau d'amortissement est reconstitué mensualité par mensualité. À chaque échéance, la part d'intérêts est égale au capital restant dû multiplié par le taux mensuel. La part de capital remboursé est la différence entre la mensualité constante et cette part d'intérêts. En début de prêt, les intérêts représentent l'essentiel de la mensualité ; en fin de prêt, c'est le capital qui prédomine. Le graphique « Courbe d'amortissement » illustre l'évolution du capital restant dû au fil des années, et le graphique « Intérêts vs Capital » permet de visualiser cette répartition progressive.

Calculs complémentaires

Les frais de notaire sont estimés selon les taux officiels en vigueur en 2026 : le pourcentage que vous saisissez (par défaut 8 %) est appliqué au prix d'achat. Le taux d'endettement est calculé en divisant la mensualité totale (capital + intérêts + assurance) par le revenu net mensuel saisi. Une alerte s'affiche si ce taux dépasse 35 %, seuil maximal recommandé par le Haut Conseil de Stabilité Financière (HCSF). La comparaison par durée (15, 20, 25 ans) et l'analyse de sensibilité au taux (+0,5 % et +1 %) vous permettent de mesurer l'impact de vos choix sur le coût total du projet.

Limites et avertissements

Ce simulateur fournit des estimations à titre indicatif. Les taux réels proposés par les banques dépendent de votre profil (revenus, stabilité professionnelle, apport, historique bancaire) et des conditions de marché au moment de votre demande. Les frais de garantie (hypothèque ou caution), les frais de courtage, les frais de dossier bancaire et les éventuelles pénalités de remboursement anticipé ne sont pas inclus dans ce calcul. Consultez impérativement un professionnel (banquier ou courtier agréé) pour obtenir une offre ferme et complète adaptée à votre situation.

Paramètres

%
ans
%
%

Mensualité (assurance incl.)

1 369 €

Coût total du crédit

328 478 €

Intérêts totaux

88 178 €

Assurance totale

15 300 €

Taux d'endettement

34.22 %

Reste à vivre

2 631 €

Frais de notaire

20 000 €

Coût total du projet

373 478 €

Courbe d'amortissement

Intérêts vs Capital remboursé

Comparaison par durée

15 ans

1 672 €/mois

Intérêts: 64 527 €

20 ans

1 369 €/mois

Intérêts: 88 178 €

25 ans

1 190 €/mois

Intérêts: 112 921 €

Sensibilité au taux

Taux 3.5%

1 369 €/mois

Coût total: 328 478 €

Taux +0.5%

1 427 €/mois

Coût total: 342 529 €

Taux +1%

1 487 €/mois

Coût total: 356 931 €

Comment calculer ses mensualités en 2026 ?

La mensualité d'un crédit immobilier est calculée grâce à la formule actuarielle des annuités constantes : M = C × [r / (1 − (1 + r)^−n)]. C est le capital emprunté, r le taux mensuel (taux annuel ÷ 12) et n le nombre de mensualités totales.

Exemple concret : vous achetez à 280 000 €, apport 30 000 €, donc capital C = 250 000 €. Taux négocié : 3,40 % sur 20 ans. Taux mensuel r = 3,40 / 100 / 12 = 0,002833. Nombre de mensualités n = 240. Application : 250 000 × [0,002833 / (1 − (1,002833)^−240)] = 1 432 €/mois hors assurance. En ajoutant l'assurance à 0,30 % (62,50 €/mois), la charge totale est de 1 495 €/mois. Le coût total des intérêts sur 20 ans s'élève à 93 680 €, soit 37,5 % du capital emprunté.

Ce calcul est identique à celui pratiqué par toutes les banques françaises. La différence entre établissements porte sur le taux obtenu, l'assurance et les frais annexes — pas sur la formule elle-même. Avec notre simulateur, vous pouvez faire varier la durée de 15 à 25 ans et observer instantanément comment chaque année supplémentaire réduit la mensualité (−150 € env. entre 20 et 25 ans) mais augmente le coût total des intérêts (+30 000 € environ).

Quel apport personnel pour un crédit immobilier ?

Aucun texte de loi n'impose un apport minimum. Dans la pratique, les banques exigent de couvrir a minima les frais annexes : frais de notaire (7–8 % dans l'ancien, 2–3 % dans le neuf), frais de garantie (caution : 1–1,5 %, hypothèque : 1,5–2 %) et frais de dossier (500–1 500 €). Pour un bien à 250 000 € dans l'ancien, cela représente environ 22 000 €. Un apport de 10 % est généralement le minimum accepté.

Impact du niveau d'apport sur le taux : en dessous de 10 %, attendez-vous à une surprime de 0,10 à 0,20 %. Entre 10 % et 20 %, vous obtenez les conditions standards du marché. Au-delà de 20 %, certaines banques accordent une décote de 0,05 à 0,15 % — ce qui sur 250 000 € représente 4 000 à 5 000 € d'économies sur la durée totale. Un apport de 30 % ou plus vous positionne dans la catégorie « premium » et donne accès aux meilleures grilles.

Stratégie d'optimisation : ne videz pas toute votre épargne. Les banques regardent aussi votre épargne résiduelle après achat (reste à vivre patrimonial). Conserver 3 à 6 mois de mensualités en réserve rassure les analystes de crédit et peut faire basculer un dossier borderline en dossier accepté. Si vous bénéficiez du PTZ, intégrez-le dans votre apport effectif : certaines banques le comptabilisent positivement dans l'évaluation du dossier.

Taux fixe vs taux variable : que choisir en 2026 ?

En France, 95 % des crédits immobiliers sont accordés à taux fixe. C'est une spécificité nationale : nos voisins européens (Espagne, Portugal, Belgique) ont massivement recours aux taux variables. Ce n'est pas un hasard — les banques françaises ont intégré dans leur modèle le risque de taux, en échange d'une marge légèrement supérieure.

Comparaison chiffrée (mars 2026) : pour 200 000 € sur 20 ans, un taux fixe à 3,40 % donne une mensualité de 1 146 € immuable. Un taux variable capé +/-1 démarre à 3,05 % (mensualité 1 115 €) mais peut monter à 4,05 % (mensualité 1 218 €) si les taux remontent. La leçon de 2022–2023 est parlante : l'Euribor 12 mois est passé de -0,5 % à +4 % en 18 mois, faisant exploser les mensualités des emprunteurs à taux variable non capés en Europe.

Le taux mixte (fixe 5–10 ans, puis variable) représente un compromis : vous bénéficiez d'un taux initial légèrement inférieur au fixe pur, avec une sécurité sur la période où votre budget est le plus contraint (début de prêt, enfants en bas âge). En pratique, pour un crédit sur 20–25 ans engageant votre résidence principale, le taux fixe reste la recommandation de 95 % des courtiers français en 2026.

Les erreurs à éviter lors d'une simulation de crédit immobilier

1. Oublier l'assurance emprunteur. Elle représente 0,10 à 0,50 % du capital par an. Sur 250 000 € à 0,34 %, c'est 850 €/an soit 70 €/mois — un montant qui fait passer un dossier de 33 % à 35 % d'endettement. Toujours l'inclure dans votre simulation.

2. Sous-estimer les frais de notaire. Ils ne sont pas négociables dans leur composante fiscale (droits de mutation à 5,81 % dans l'ancien). Pour un bien à 300 000 €, comptez 22 000 à 24 000 € de frais. Beaucoup de primo-accédants les découvrent au moment du compromis.

3. Ne pas anticiper les travaux. Un bien « à rénover » acheté 200 000 € avec 40 000 € de travaux coûte 240 000 € plus les frais de notaire calculés sur 200 000 €. Intégrez les travaux dans votre simulation pour calculer le vrai coût du projet.

4. Simuler au taux maximum toléré. Être à 35 % d'endettement exact ne laisse aucune marge pour une hausse de loyer, une perte d'emploi temporaire ou un crédit auto. Visez 30–32 % pour garder de la souplesse.

Questions fréquentes sur le simulateur de crédit immobilier

Pourquoi ma mensualité diffère-t-elle de celle proposée par ma banque ?

Notre simulateur calcule la mensualité hors frais de dossier et hors garantie. Votre banque peut aussi proposer un taux légèrement différent (selon son barème interne) et intégrer une assurance groupe dont le taux varie selon votre âge. La formule mathématique est identique, mais les paramètres d'entrée varient.

Peut-on emprunter sans apport en 2026 ?

Oui, mais c'est rare et réservé à des profils très solides (fonctionnaires, CDI avec ancienneté, revenus élevés, épargne résiduelle importante). Dans 90 % des cas, les banques refuseront un financement à 110 % sans garanties exceptionnelles. Le PTZ peut parfois remplacer partiellement l'apport.

Comment le DPE du bien influence-t-il mon crédit ?

De plus en plus de banques proposent des « prêts verts » avec une décote de 0,05 à 0,15 % pour les biens classés A ou B. À l'inverse, les passoires thermiques (F, G) peuvent faire l'objet d'une surprime ou d'un refus pour les investissements locatifs depuis 2025. Le DPE est devenu un critère d'analyse à part entière.

La modularité des mensualités est-elle courante ?

La plupart des contrats de crédit immobilier incluent une clause de modularité permettant d'augmenter ou de diminuer la mensualité de 10 à 30 %, dans une limite définie. C'est un levier utile en cas de changement de situation (naissance, promotion, période de chômage partiel). Négociez-la à la signature.

Que signifie 'reste à vivre' et comment est-il calculé ?

Le reste à vivre est la somme disponible après déduction de toutes les charges fixes (crédits, loyer éventuel, charges incompressibles). Les banques exigent un minimum selon la composition du foyer : environ 700–900 €/mois pour une personne seule, 1 000–1 200 € pour un couple. Ce critère est distinct du taux d'endettement et peut bloquer un dossier même sous les 35 %.