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Rachat de Crédits

Regroupez vos crédits et évaluez les économies potentielles

Situation actuelle

mois

Nouveau crédit

mois
%

Nouvelle mensualité

503 €

Économie mensuelle

347 €

Surcoût / Économie total

+1 448 €

Endettement avant

24.29 %

Endettement après

14.37 %

Point d'équilibre

5 mois

Attention : le rachat réduit vos mensualités mais allonge la durée, ce qui augmente le coût total de 1 448 €. Évaluez si le gain de trésorerie mensuelle justifie ce surcoût.

Comparaison avant / après

Rachat de crédits : les vraies économies réalisables (exemples chiffrés)

Le rachat de crédits permet de regrouper plusieurs dettes en une seule mensualité. La réduction immédiate est réelle, mais le coût total peut augmenter en raison de l'allongement de durée. Voici deux exemples réels pour illustrer cette dualité.

Cas 1 — Profil en difficulté : M. et Mme Dupont ont un crédit immobilier (solde 120 000 €, mensualité 890 €), un crédit auto (solde 12 000 €, mensualité 280 €) et deux crédits conso (solde total 8 000 €, mensualités cumulées 320 €). Total mensuel : 1 490 €pour des revenus nets de 3 800 €, soit 39 % d'endettement. Après rachat sur 180 mois à 5,20 % : mensualité unique 1 050 € (−440 €/mois). Mais le coût total passe de 54 600 € restants à 89 000 € — un surcoût de 34 400 €. Ici, le rachat est justifié par l'urgence de retrouver un budget viable.

Cas 2 — Profil d'optimisation : Mme Martin a un crédit immobilier (solde 180 000 €, taux 4,80 % contracté en 2023, mensualité 1 050 €, 15 ans restants). En rachetant ce seul crédit à 3,40 % sur 15 ans, sa nouvelle mensualité est de 1 270 €— en apparence plus élevée, mais avec 54 000 € de frais d'intérêts économisés sur la durée restante. Ce cas n'est pas un rachat classique mais une renégociation — l'économie nette après IRA et frais est de 47 000 €.

Les pièges du rachat de crédits que personne ne mentionne

Piège 1 — Les frais cachés qui amputent les économies.Un rachat comprend systématiquement des IRA (jusqu'à 3 % du capital restant ou 6 mois d'intérêts), des frais de dossier (500 à 1 500 €), des frais de garantie sur le nouveau prêt (1 à 2 %), et parfois des honoraires de courtage (1 à 2 % ou forfait). Pour un rachat de 80 000 €, ces frais peuvent totaliser 4 000 à 6 000 € — ce qui réduit significativement l'économie nette réelle. Calculez toujours le coût total de l'opération, pas seulement la réduction mensuelle.

Piège 2 — Repartir sur une durée très longue et recommencer à s'endetter.C'est le piège classique : on rachète pour retrouver de la capacité, puis on souscrit de nouveaux crédits. Le rachat est alors un cercle vicieux. Les organismes spécialisés le savent et intègrent parfois une clause de non-souscription de crédit pendant 12–24 mois — mais beaucoup ne le font pas.

Piège 3 — Le taux affiché vs le TAEG réel.Certains organismes spécialisés en rachat affichent des taux attractifs (4–5 %) mais le TAEG réel, une fois les frais intégrés, dépasse 7–8 %. Lisez toujours l'ESIS (European Standardised Information Sheet), document légal que tout prêteur doit fournir avant acceptation.

Piège 4 — Perdre les avantages de l'assurance emprunteur initiale.Une assurance emprunteur souscrite il y a 10 ans à un taux favorable (profil jeune, bonne santé) ne sera pas reconduite aux mêmes conditions. Si vous avez développé une pathologie depuis, la nouvelle assurance peut être plus chère ou comporter des exclusions. Dans certains cas, le rachat est déconseillé pour cette seule raison.

Rachat immobilier vs rachat consommation : quelle stratégie adopter ?

La réglementation française distingue deux types de rachats selon la part immobilière du capital regroupé :

Rachat immobilier (part immo > 60 % du capital) : le contrat est soumis au Code de la consommation pour la partie immobilière. Taux plus bas (généralement 3,5 à 5 %), durée possible jusqu'à 25–30 ans, délai de réflexion obligatoire de 10 jours, frais de notaire si hypothèque. C'est la formule recommandée pour les emprunteurs ayant un crédit immo dominant.

Rachat consommation (part immo < 60 %) : taux plus élevé (4,5 à 7 %), durée maximale 84–120 mois selon les organismes, procédure plus rapide (pas de notaire). Recommandé pour regrouper des crédits conso uniquement ou des petits soldes.

Stratégie alternative souvent oubliée : avant de faire un rachat global, calculez si le remboursement anticipé ciblé des crédits à taux élevé n'est pas plus avantageux. Solder un crédit renouvelable à 18 % avec de l'épargne disponible est toujours plus rentable qu'un rachat global à 5 %. Utilisez notre simulateur pour comparer les deux scénarios.

Questions sur le rachat de crédits

Combien de crédits peut-on regrouper dans un rachat ?

Il n'existe pas de limite légale au nombre de crédits pouvant être regroupés. En pratique, les organismes acceptent de 2 à une dizaine de crédits simultanément : immobilier, auto, travaux, personnel, renouvelable, découverts bancaires. Certains acceptent même l'intégration de dettes fiscales (impôts) ou de loyers impayés. Le critère déterminant reste la valeur du bien immobilier en garantie.

Peut-on faire un rachat de crédits sans être propriétaire ?

Oui, mais les conditions sont moins favorables. Sans bien immobilier en garantie, seul un rachat de crédits conso est possible. Les taux sont plus élevés (5 à 8 %) et la durée maximale est généralement limitée à 84–120 mois. Les organismes exigent généralement un taux d'endettement actuel élevé (> 40 %) pour justifier l'opération.

Le rachat de crédits est-il visible dans le fichier FIBEN ou FICP ?

Un rachat de crédits en lui-même n'est pas un incident — il ne génère pas de fichage FICP. En revanche, si le rachat intervient après des impayés qui ont déjà entraîné un fichage, le rachat ne supprime pas ce fichage. Le FICP est levé uniquement après remboursement intégral des dettes qui ont causé l'incident.

Quelle est la durée maximum d'un rachat de crédits ?

Pour un rachat avec part immobilière > 60 %, la durée peut aller jusqu'à 25–30 ans selon les organismes. Pour un rachat consommation pur, la limite légale est de 84 mois (7 ans) bien que certains établissements spécialisés proposent jusqu'à 120 mois (10 ans). Plus la durée est longue, plus la mensualité est faible mais plus le coût total est élevé.

Comment choisir entre renégociation et rachat de crédit immobilier ?

La renégociation (avec votre banque actuelle) est plus simple et moins coûteuse : pas d'IRA, pas de frais de garantie, processus rapide. Elle est possible si vous avez un bon historique avec votre banque et qu'elle accepte de revoir les conditions. Le rachat (auprès d'un autre organisme) est nécessaire si votre banque refuse de négocier ou si l'écart de taux est suffisant pour absorber les frais de transfert. La règle empirique : un rachat n'est rentable que si l'écart est ≥ 0,7–1 point sur une durée résiduelle ≥ 7 ans.